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Robert Cassol, fondateur du Taï-do


Robert Cassol, fondateur du Taï-Do
Robert Cassol est né le 8 juin 1935 à Montauban, dans le Tarn-et-Garonne.
C’est en 1955 qu’il découvre les arts martiaux à travers la pratique du judo et du jujitsu. Rapidement passionné et investi, il se distingue dans le domaine du judo. En 1959, il devient champion de l’Aisne. En 1961-1962, il est champion de Champagne par équipes et atteint les quarts de finale des championnats de France toutes catégories.
Très tôt, Robert Cassol développe également un intérêt pour l’enseignement et la transmission. En 1962, il ouvre son premier club à Guise. En seulement cinq ans, il contribuera à la création de plus d’une dizaine de clubs.
Au début des années 1960, sa recherche martiale s’élargit. Vers 1964, il découvre le karaté-dō Wado-ryu auprès de Maître Hiroo Mochizuki, puis s’intéresse également à l’aïkidō, qu’il pratique lors de ses déplacements à Paris.
Une réflexion sur les arts martiaux
Au cours des années 1970, certains arts martiaux s’orientent progressivement vers une pratique davantage tournée vers la compétition et la recherche de performance sportive.
Pour Robert Cassol, cette évolution ne devait pas faire perdre de vue une dimension essentielle des arts martiaux : la formation de l’être humain dans sa globalité.
La compétition pouvait être considérée comme un moyen de progresser, mais ne devait pas devenir une finalité. Dans cette vision, le partenaire n’est pas un adversaire à vaincre, mais une personne avec laquelle on apprend, on expérimente et on progresse.
C’est dans cette réflexion que mûrit progressivement l’idée d’une nouvelle approche martiale, fondée sur la défense, l’adaptation, la recherche et la progression individuelle.
La naissance du Taï-Do
Après plusieurs années d’observation, de réflexion et de recherche, Robert Cassol crée le Taï-Do en 1976.
Il ouvre ainsi une nouvelle voie dans le domaine des arts martiaux de défense.
Le terme Taï-Do associe Taï, le corps, et Do, la voie. Il exprime l’idée d’un cheminement par le corps, à travers la pratique martiale, mais aussi par la recherche, l'expérience et la connaissance de soi.
Depuis sa création, le Taï-Do repose sur une pratique dans laquelle le pratiquant apprend à observer, se déplacer, esquiver, s'adapter et agir, en recherchant une réponse adaptée à la situation.
Le Taï-Do n’est donc pas seulement un ensemble de techniques. Il constitue également un chemin de progression personnelle, où la pratique martiale permet de développer la maîtrise de soi, la confiance, l’adaptation et la capacité à faire face aux situations.